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Old 06-20-2009, 08:15 PM   #1
zelda_pinwheel
zeldinha zippy zeldissima
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arg !!! Gallimard !!!!!!! (coups de gueule : c'est cathartique)

GALLIMARD !!!!!!!!

ça fait une éternité que j'ai envie de lire L'élégance du hérisson. Je l'ai commencé en papier (pris à la bibliothèque) mais j'ai dû le rendre avant de l'avoir terminé (pas de renouvellement possible : il était réservé...), et depuis je rêve de l'avoir pour moi à jamais, en numérique.

le hic c'est d'abord que Gallimard ne l'a édité qu'en mobipocket (c'est un tout petit hic, car je ferais vite passer ça en epub) mais surtout qu'ils le vendent au prix de 19€ !!!! (pour info, l'édition brochée est au même prix. )

là ça y est il sort ENFIN en poche (7,60€ en papier, soit 7,22€ à la fnac) et le mobipocket est à... 19€ toujours !!!

bon, soit, le folio est seulement en pré-commande jusqu'au 25 juin (c'est dans 4 jours), d'accord ; peut-être comptent-ils baisser le prix de l'ebook seulement au moment de sa disponibilité officielle (et au cas où ils y pensaient pas, je viens de leur envoyer un petit mail) mais QUAND MÊME !!!!! arg !!!!!

p*tain, 19€ l'ebook, ils nous prennent pour qui là ??



sans blague Gallimard, tu pousses le bouchon un peu trop loin !!!



oui, je sais, c'est genre la onze millième fois que je vous bassine avec ce même titre, mais j'en ai trop envie !!! et ça fait des MOIS !!!!!! donc pousser un coup de gueule de temps en temps ça soulage un peu. alors comme j'ai un grand coeur, je me suis dit que j'ouvrirai un fil et que je donnerai l'exemple pour qu'on pousse tous nos coups de gueule. lâchez-vous donc... vous verrez, ça fait du bien.
zelda_pinwheel is offline   Reply With Quote
Old 06-21-2009, 04:20 AM   #2
Lbooker
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Que faut-il reprocher le plus impitoyablement à Gallimard? Le prix de ce livre, ou d'avoir publié ce livre? Ça fait tâche à côté de la Pléiade quand même.

http://www.liberation.fr/livres/0101...er-le-herisson

Livres 05/07/2007 à 08h40

Faut-il écraser le hérisson?

Critique

«L'Elégance du hérisson» est le best-seller imprévu de l'année écoulée. Anatomie d'un roman dans l'air du temps, jouant par la caricature le peuple contre les élites. Bons sentiments assurés.

LANÇON Philippe

Muriel Barbery L'Elégance du hérisson Gallimard, 360 pp., 20 euro(s).

Chaque année scolaire apporte son phénomène littéraire de société. L'an écoulé a déposé sur la berge l'Elégance du hérisson, second roman de Muriel Barbery : 346 000 exemplaires vendus. D'aimables prix, dont la raison sociale est d'être proche du peuple, ont naturellement sanctionné ce succès imprévu. En ce cas, l'oeil brillant et vidé par la courbe des ventes, «Pourquoi ça marche ?» est toujours la question posée. Ce n'est jamais la bonne. Mieux vaut se demander comment c'est fait, et s'en tenir là : bonne ou mauvaise, la littérature en dit un peu ou beaucoup sur la société ; la société ne nous apprend rien sur la littérature.

Le hérisson est l'animal auquel Paloma Josse, seize ans, fille d'un élu chic de gauche, compare la concierge de son immeuble du septième arrondissement parisien : Renée Michel, cinquante-quatre ans, veuve, laide, apparemment mal embouchée. Prenez ce cliché, renversez-le : vous obtenez une mère Michel qui n'a perdu ni son chat, ni le nord. Elle a baptisé son chat Léon, «parce que Tolstoï». Elle aime le Français sans fautes, mais en commet pour avoir l'air de ce qu'elle n'est pas. Elle lit Kant (qu'elle apprécie), Husserl et les psychanalystes (qu'elle trouve vains ou ridicules), Mozart, le cinéaste Ozu et les natures mortes hollandaises (qu'elle vénère), les grands romanciers bien sûr ; elle aime aussi la musique populaire, le rap, Blade Runner, etc, et répète souvent qu'il ne faut pas choisir entre les uns et les autres : quel soulagement de l'apprendre ! Il y a en elle du Muriel Barbery, professeur de philosophie et maîtresse de vie authentique.

Ame sensible, la mère Michel a jugé la France d'en haut : c'est une concierge qui joue à la concierge pour que les riches de l'immeuble, tous également méchants, stupides ou névrosés, ne sachent pas qu'elle parle et vaut tellement mieux qu'eux. Il n'est pas dit qu'elle a voté Non au referendum sur le Traité constitutionnel européen, mais on peut le penser. Le silence est la splendeur des pauvres et ce roman, une efficace fantaisie pédagogique sur un thème à la mode : la revanche des petits sur les gros.

«Je me flatte, dit la mère Michel, d'avoir dévoré une part somme toute appréciable de la littérature mondiale si l'on prend en compte le fait que je suis une fille de la campagne dont les espérances de carrière se sont surpassées jusqu'à mener à la conciergerie du 7, rue de Grenelle, et alors qu'on aurait pu croire qu'une telle destinée voue au culte éternel de Barbara Cartland.» Ce refrain revient souvent : l'Elégance du hérisson est un livre parfois drôle, jamais léger. Les odeurs qu'il porte ne sont pas celles d'une loge, telles que la concierge pense qu'on les imagine, mais celles, à peine moins pénétrantes, d'une cave : on y entasse du ressentiment couvert de bons sentiments. Le hérisson est en vérité à l'envers : doux dehors, dur dedans. Mme Michel a tout lu, sauf Nietzsche.

Cependant, dit Paloma, «Mme Michel a l'élégance du hérisson : à l'extérieur, elle est bardée de piquants, une vraie forteresse, mais j'ai l'intuition qu'à l'intérieur, elle est aussi simplement raffinée que les hérissons, qui sont des bêtes faussement indolentes, farouchement solitaires et terriblement élégantes.» Paloma est intuitive. C'est normal : elle aussi, c'est un hérisson. L'une et l'autre vivent leur délicatesse et cultivent la beauté en territoire hostile. Elles se ressemblent, avant de s'assembler. Le roman alterne leurs voix, main gauche et main droite du clavier relayant messages, cours de philo, maximes thérapeutiques et sentences esthétiques de l'auteur. Allez-y voir sur l'Internet, ce mauvais lieu des bonnes consciences : elles y ont naturellement échoué.

Sur le hérisson, Buffon a écrit des choses à peu près semblables : «Le renard sait beaucoup de choses, le hérisson n'en sait qu'une grande, disaient proverbialement les anciens. Il sait se défendre sans combattre, et blesser sans attaquer : n'ayant que peu de force et nulle agilité pour fuir, il a reçu de la Nature une armure épineuse, avec la facilité de se resserrer en boule et de présenter de tous côtés des armes défensives, poignantes, et qui rebutent ses ennemis ; plus ils le tourmentent, plus il se hérisse et se resserre.» L'élégance de l'animal est implicite.

Mais c'est par Jean Giraudoux qu'on approche un peu plus le mécanisme du roman. Dans Electre, il fait dire au personnage du Mendiant pourquoi cet animal meurt écrasé : cet imbécile va chercher son amour de l'autre côté de la chaussée. «L'amour pour les hérissons, résume-t-il, consiste d'abord à franchir une route.» Comme tout le monde semble avoir lu et aimé le roman de Barbery, en évoquer la fin est sans danger : Mme Michel meurt comme le hérisson d'Electre, renversée par une camionnette en traversant la rue, au moment où sa magnifique nature était enfin reconnue et où, peut-être, l'amour allait venir. Pauvres pauvres : quand la vie devient rose, il faut qu'ils meurent.

Le Mendiant de Giraudoux note que la plupart des hérissons écrasés n'inspirent rien aux humains. «Et soudain, dit-il, vous en trouvez un, un petit jeune, qui n'est pas étendu tout à fait comme les autres, bien moins salement, la petite patte tendue, les babines bien fermées, bien plus digne, et celui-là, on a l'impression qu'il n'est pas mort en tant que hérisson, mais qu'on l'a frappé à la place d'un autre, à votre place. Son petit oeil froid, c'est votre oeil. Ses piquants, c'est votre barbe. Son sang, c'est votre sang.» Muriel Barbery a ramassé la mère Michel sur le bitume et l'offre à son semblable, son petit frère : le lecteur.

Celui-là, il faut en parler. Sa position est confortable : en lisant, il se sent plein d'humanité * du côté des petits, des sensibles. Comme la mère Michel, c'est un mec bien. Pudique. Affamé de culture, mais terriblement complexé par les Versaillais qui en fixent les canons : l'Elégance du hérisson est une excellente et didactique machine à le décomplexer Ñ à lui faire croire qu'il est formidable dans un monde qui ne l'est pas, et d'une simplicité cultivée dans une société snob et prétentieuse. Quel est le problème des Français avec leur culture ? Voilà une question que pose le succès d'un tel livre. Sa thérapie douce vaut aussi bien pour les riches qu'il dénonce que pour les pauvres qu'il célèbre : aucun riche ne se sentira menacé par les caricatures qui en sont faites. C'est cela, le consensus.

La concierge, elle, se compare moins à un hérisson qu'à un camélia sur de la mousse, comme elle en a vu dans Les soeurs Munakata, un film effectivement sublime d'Ozu. Muriel Barbery aime le Japon et y voyage régulièrement, son blog l'indique (1). L'amour qu'elle porte à ce pays donne les meilleurs passages du livre, même si, du Japon, la sobriété formelle et l'absence de redondances qu'elle ne cesse de vanter n'ont guère influencé son style. Celui qui va tout changer, le nouveau propriétaire du quatrième, est d'ailleurs un Japonais nommé... M. Ozu. Avec une bonne portugaise, Manuela Lopes, il est le seul à comprendre l'élégance des hérissons. Quand la mère Michel rentre chez M. Ozu, elle est interdite. C'est peut-être la meilleure scène du livre. On pense à un vieux haiku de Ryôta : «Ils sont sans parole/L'hôte invité/Et le chrysanthème blanc.» Mais cette délicatesse ne dure pas, et le plomb du discours recommence à couler : la finesse et le salut viennent de l'autre, de l'étranger, c'est le message gentil et perpétuel. Voilà : comment ne pas aimer un livre avec lequel il est impossible de n'être pas d'accord et où il est difficile de ne pas s'attendrir sur le miroir qu'il vous tend ? Résumons : un brin de Pennac pour l'enthousiasme didactique, une cuillère de Delerm pour l'éternité des petites choses, une épaisse louchée de Goût des autres pour la transfiguration du ressentiment social et culturel, un solide glaçage d'Anne Gavalda et d'Amélie Poulain pour la destinée solitaire et la poésie intime des petites gens. Le tout assez répété, rabâché, mis sous ampoules sentimentales à fort voltage, pour que les plus sourds et aveugles puissent ne pas traîner en doute.

L'adresse de l'immeuble où s'étale cette vie bonne, mode d'emploi, est le 7, rue de Grenelle. C'est un territoire * et un symbole * romanesque : à cet endroit, il n'y a pas d'habitants, mais une boutique Prada. Le diable s'habille avec les désirs des autres, pourvu qu'ils ne gênent personne.
Lbooker is offline   Reply With Quote
Old 06-21-2009, 04:32 AM   #3
Lbooker
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J'ai l'impression que toutes les personnes intelligentes sont d'accord au sujet de ce livre.

http://www.krinein.com/livres/elegan...n-l--6478.html

Critique par Danorah - le 14/08/2007

L'Élégance du hérisson

4/10

Qui s'y frotte s'y pique

D'un roman ayant reçu un prix littéraire, on se sent généralement en droit d'attendre une œuvre d'une certaine envergure. Vain espoir en ce qui concerne L'élégance du hérisson, qui demeure d'une froideur à toute épreuve. L'élégance du hérisson peut se targuer de posséder la même particularité que l'animal en question, quoiqu'on se demande encore s'il ne se rapproche pas plus de la châtaigne : une enveloppe piquante et agressive renfermant un contenu dur et froid.

Deux récits s'entrecroisent dans ce roman : le journal d'une concierge, et celui d'une enfant de 12 ans. Mais pas n'importe quelle concierge, et pas n'importe quelle enfant de 12 ans. La première est une intellectuelle d'une cinquantaine d'années qui se dissimule de son mieux derrière ses airs de concierge revêche d'un immeuble parisien huppé. La seconde est la petite dernière d'une riche famille vivant dans ce même immeuble, surdouée et d'une maturité extraordinaire, qui a décidé de se suicider le jour de ses 13 ans. La première nourrit une haine cordiale à l'encontre des riches dont elle est la concierge, et des riches en général, selon elle tous incapables de considérer les petites gens comme des êtres à part entière. La seconde est bouffie de prétention, se considère d'une lucidité sans faille et prétend, du haut de ses 12 ans et de son intelligence surdéveloppée, avoir déjà tout compris à la vie. Et décrète que l'existence d'adulte ne mérite pas d'être vécue. D'où la décision du suicide.

Que l'effet soit voulu ou non, Mme Michel et la petite Paloma apparaissent d'emblée profondément antipathiques. Aussi bien pourvues qu'elles soient du point de vue de l'intelligence, jamais ces deux personnages ne semblent éprouver de la tendresse (Paloma déteste et méprise sa famille), de la compassion, ni quelque autre sentiment humain que ce soit. Ce sont deux individus pensants mais sans cœur. A tel point que Mme Michel semble apprécier sa seule amie pour le concept qu'elle véhicule (celui de la femme pauvre dont la grandeur d'âme dépasse celle des plus riches), plus que pour sa personne ou son caractère.

Arrive ensuite l'élément perturbateur de l'histoire, évidemment : un riche Japonais emménage dans l'immeuble. Le riche Japonais, contrairement à ses semblables (les autres riches de la planète), semble voir au fond des choses, et va venir bousculer (enfin pas trop quand même) les convictions de chacun des deux personnages féminins du récit. Non seulement c'est banal, mais la nationalité de l'élément perturbateur (salvateur ?) ne fait que renforcer l'aspect cliché de tout ceci : les Occidentaux ne se fient qu'au paraître, les Japonais ont compris le sens (et l'essence) véritable de la vie. Mais ne nous arrêtons pas en si bon chemin ; au rayon des idées toutes faites, on trouvera également : les riches vivent irrémédiablement enfermés dans leur monde, leurs enfants sont tous des ex-khâgneux ou des futurs normaliens (ce qui ne les empêche pas d'être tous de parfaits crétins), les pauvres sont humbles et généreux... sans oublier les personnages caricaturaux au possible : la mère de famille qui suit une psychanalyse et se shoote à coups d'anti-dépresseurs et de somnifères, le fils de bonne famille drogué qui s'en sort grâce à l'amour et au travail manuel, la vieille bigote de droite acide et pincée... Le tout vu par les yeux d'une femme aigrie (la concierge) ou d'une gamine immodeste (Paloma). Drôle de tableau, en vérité.

Ce ne sont pas les réflexions philosophiques de nos deux héroïnes, émaillant çà et là le récit, qui sauveront celui-ci du désastre (plus ennuyeuses qu'autre chose, et pas toujours bien amenées), mais plutôt les parties purement narratives, où la plume de Muriel Barbery se révèle savoureuse et sait même parfois faire preuve d'humour et d'un certain sens de l'autodérision. L'élégance du hérisson se lit donc sans trop de difficulté jusqu'à un dénouement inattendu, d'abord larmoyant puis cruel, dont on ne saura trouver d'autre justification que celle de prendre le lecteur dans une sorte de chantage émotionnel qui devrait le forcer à éprouver (enfin) de la sympathie pour ces deux personnages, finalement moins durs qu'ils n'en avaient l'air... mais malheureusement toujours aussi bouffis de certitudes haineuses.

Le sentiment dominant qui se dégage à la lecture de L'élégance du hérisson est donc l'antipathie : dépourvues d'humilité, Paloma et Mme Michel se font juges de toute chose, prononcent des sentences définitives à destination de la pensée, de l'Art et de leurs semblables, et ne redéfinissent un système de valeurs qui leur est propre que pour mieux en faire valoir la rigidité et le manque de finesse. A croire qu'avoir conscience de sa propre intelligence et de sa supériorité donne à la pensée la même arrogance que celle qui est décriée chez « les riches ». Reste de tout cela un livre qui se lit vite et bien, mais dont on ne gardera en aucun cas un bon souvenir.
Lbooker is offline   Reply With Quote
Old 06-21-2009, 04:48 AM   #4
Lbooker
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Effectivement, Gallimard, quelle honte!

Lundi 29 octobre 2007

L'élégance du hérisson

Un roman de Muriel Barbery publié chez Gallimard.

Deux histoires en une. La première, celle de Renée, concierge dans un immeuble des beaux quartiers, férue de philosophie et d’art mais faisant son possible pour n'en rien laisser paraître. Aux yeux des locataires et des voisins, elle doit rester une simple gardienne, laide, antipathique et inculte. La deuxième, le journal intime de Paloma, 12 ans, révoltée et songeant à se suicider.
Paloma habite dans l’immeuble gardé par Renée. Les deux femmes se définissent comme des marginales, à l’écart d’une société qu’elles ne goûtent guère et dont la quasi-totalité des manifestations sociales les écœurent. Il faudra l’arrivée d’un nouveau locataire, un Japonais nommé M. Ozu, pour qu’elles soient en quelque sorte percées à jour, qu’elles se rencontrent et qu’elles envisagent un destin différent.

Paloma
Celui de Paloma semble dès le début tout tracé. Ce monde, on l’a dit, le dégoûte. C’est ce que nous nous lisons dans son journal, ses « pensées profondes » et autres écrits que l’âge tendre encourage à confier au papier. Nous voyons la société qui l’environne à travers ses yeux, et au gré de ce qu’elle veut bien en dire. Sa mère « droguée », son père « démissionnaire », sa sœur « superficielle », bref : « tous dégénérés ». Gardons-nous bien de conclure quoi que ce soit sur ces personnages : nous ne les connaissons pas, et rien ne saurait être plus subjectif que le journal d’une adolescente. Pour le reste, si ce que dit Paloma nous semble mature – en fait, conforme à ce que pourrait dire un adulte d’aujourd’hui sur le monde qui l’environne – ce n’est pas que la jeune fille soit si précoce que cela. C’est plutôt que le monde d’aujourd’hui est volontiers infantile, superficiel et aussi vain qu’un clip vidéo. Ainsi, l’amour de Paloma pour les mangas est très révélateur. « Je lis des mangas de Taniguchi, un génie qui m'apprend beaucoup de choses sur les hommes ».
« Un génie » auteur de mangas, rien que cela. Dans la bouche d’une enfant de 12 ans, cela fait sourire, et il faut considérer ce genre d’assertion à sa juste valeur. Qui d’entre nous, adolescent, n’a pas eu le même genre de réflexion ? Et qui n’a pas eu la tentation d’envoyer au diable les préceptes d’un vieux monde incapable de comprendre et de conseiller la jeunesse moderne ? La réaction est non seulement normale mais encourageante dans le long et difficile processus qui mène à l’âge adulte. Encore faut-il y arriver, c’est-à-dire être capable de porter à maturité son propre rapport au monde. Qu’un adulte aime les mangas, pourquoi pas ; qu’il les tienne au même niveau, voire au-dessus de l’œuvre d’un Molière ou d’un Flaubert, voilà qui poserait problème, et un sacré problème. Cela reviendrait à brader une part essentielle de la culture au nom d’une prétendue ouverture d’esprit.

Paloma, en bonne adolescente, parle de suicide. Sa sourde révolte ne trouve repos qu’auprès d’amis venus de loin. Une copine d'origine africaine, un monsieur japonais. Elle n’hésite pas à se dépeindre en héroïne des rapports conflictuels qu’elle entretient avec les autres : le professeur de français ne comprend rien, je le remets à sa place ; le psychologue de maman est un charlatan, je lui fais comprendre que je ne suis pas dupe. Encore une fois nous ne savons pas exactement ce qu’il en est, étant donné que c’est elle qui raconte et choisit une mise en scène à sa convenance. Les jugements hâtifs, le vocabulaire très teen-age, la détestation de l’occident qui arrache les orphelins aux pays ravagés, les fautes de goût ne nous révèlent que ce que nous savons déjà : voici une adolescente en crise, bien dans son époque et par conséquent pur fruit de la société qui l’a engendrée… Cela se confirme lorsqu’elle épouse une rhétorique très alter-mondialiste (tendance marxiste) pour fustiger le manque de professionnalisme des plombiers capitalistes. Cela n’est pas en soi un constat négatif. Quel adolescent pourrait prétendre à la sagesse ?

De même, la bouffe française est prétentieuse et chère ? Vive la restauration japonaise, subtile et raffinée. Et vivent les mangas, ces bandes dessinées venues de là-bas et si prisées des gens d’ici. Les dessins sont affligeants, les caractères stéréotypés, les histoires absconses ? Et alors, c’est japonais, donc c’est bien. Comment oserions-nous critiquer l’art étranger, tellement plus délectable que les pénibles procédés occidentaux ?

Renée
Renée, quant à elle, nous annonce d’emblée qu’elle se pique de littérature russe, de cinéma, de philosophie. Elle nous explique comment elle a réfuté la phénoménologie d’Husserl, benoîtement et sans rémission, à la suite d’une intense séance de lecture frénétique. « Je décide après un intense soulagement que la phénoménologie est une escoquerie » (p. 57). Comme si ce genre de démarche en circuit fermé était de nature à engendrer un jugement si définitif, dénué de nuances ; et surtout, faisant l’économie d’un examen raisonné - par définition, à l'opposé de toute frénésie. La conclusion de Renée, loin de nous fasciner, nous fait douter, comme nous ferait douter un ami qui, à la suite d’une immersion passagère dans la mécanique quantique, nous annoncerait hardiment et sans contestation possible avoir résolu le paradoxe Einstein-Podolsky-Rosen. Si Renée est sérieuse, nous sommes contraints de déduire qu’elle est bien crédule… que sa réflexion, jetée à la face du lecteur, n’est autre que poudre aux yeux, idéale pour éblouir le gogo – et que se faisant, elle s’éblouit elle-même, s’enfonçant dans un déni de réalité.

Car le déni de réalité est bien ce qui semble définir son rapport au monde : elle qui s’imagine si finement éduquée (quitte à se bouleverser quand elle remarque, chez autrui, une virgule mal placée) alors qu’elle pontifie solennellement sur ce qui définit un vrai art. « Car l'Art, c’est l’émotion sans le désir », nous assène-t-elle, comme si des œuvres où le désir véritable s’installe lentement, nous prend et s’embrase en émotion - Les Contemplations, The Kid ou les Kindertotenlieder - cela n’était pas de l’art… et quelle singulière réflexion, de la part d’une soi-disant connaisseuse de la littérature russe, comme si l’art narratif de Gogol, Gontcharov ou Ostrovski était dépourvu de désir. Quel aveu ! Sous un vernis plus ou moins épais nous avons affaire à une dame bien peu consciente de la fragilité de sa science, de ses immenses lacunes, de la vacuité de ses goûts qui la pousse volontiers à l’hyperbole – Didon et Enée de Purcell, « la plus belle oeuvre de chant au monde » (p. 301). Les natures mortes des maîtres hollandais ? « Des chefs-d'oeuvre tout court, pour lesquels je donnerais tout le quattrocento italien » (p 214). Et pourtant, 57 ans est un âge encore jeune pour approfondir sa connaissance de l’art, travailler ses goûts, nuancer ses appréciations pour justement éviter de tomber dans pareilles chausse-trapes. Pire, jamais nous ne la voyons évoluer au travers l’art dont elle a pourtant fait la règle de sa vie secrète. En plusieurs années (durée du roman), que savons-nous de ses lectures ? Rien. Des films qu’elle regarde pendant cette période ? Rien. Des réflexions que cela lui inspire, de son rapport au monde que toute découverte d’œuvre d’art doit nécessairement ébranler ? Rien, rien, rien, sinon la certitude de l'escroquerie d'Husserl. Le vide le plus total. Renée est sclérosée dans son être, ses certitudes, son autisme. Et si nous voyons qu’elle évolue c’est uniquement à travers le regard des autres, son armure qui se fend à son insu (à son insu ? Ces bouteilles à la mer qui la laissent paraître telle qu’elle voudrait elle-même se voir reconnue en son for intérieur, ne sont-elles là que par hasard ?), ce contact qui l’amène à révéler le traumatisme qui l'empêche d'aller vers l'autre.

Or ce contact a lieu grâce à l’irruption du personnage japonais. Et comme tout bon Japonais de roman occidental, celui-ci est intelligent, cultivé, raffiné, spirituel, il devine bien des choses et dispense des préceptes aussi cristallins de les neiges du mont Fuji. Et quand il invite Mme Renée chez lui, elle découvre que tirer la chasse d’eau déclenche les premières notes du Confutatis maledictis, extrait du Requiem du Mozart. Et loin de s’en offusquer, elle s’en amuse. Une nouvelle fois, quel aveu considérable, oui, quel aveu ! Car nous voilà très précisément en plein kitsch, cette négation de la merde comme le définit Milan Kundera. Convoquons Mozart (et encore, découpé en petits bouts, comme on le ferait dans un clip publicitaire pour pâtée canine ou déodorant corporel) pour couvrir le bruit de la chasse d’eau emportant au loin nos déjections, découpons de la même manière l’œuvre complète de Leonard de Vinci sous forme de papier hygiénique, pourquoi pas, faisons descendre la culture de ce piédestal où seule l’élite pourrait en jouir, quelle horreur. Distribuons un buste d’Aristote à chaque plein d’essence, comme dans Trafic de Jacques Tati.

Renée évolue en plein kitsch et s’en emplit d’aise. Elle se réfugie dans un univers pénétré de culture croyant fuir le monde réel alors qu’elle ne fait que conforter ses propres démons, acquiescer à l’immense majorité de ses congénères pour qui Eminem vaut bien Mozart, les films d’auteur sont aussi valeureux que les blockbusters américains, les cultures étrangères sont ô combien plus sages et profondes que les lourdes intelligences occidentales. Renée est l’une des plus parfaites représentantes de cette société auto-satisfaite qui écrase une larme en pensant combien elle est bonne avec la culture des autres.

Déni de réalité, encore, quand cette dame, pour conseiller une meilleure compréhension de Marx, conseille l'Idéologie allemande. Et rien de plus ? Pourtant, il y aurait tant à dire, comme par exemple Révolution et contre-révolution en Allemagne, si extraordinaire panorama de la pensée marxiste, telle qu’elle sera mise en pratique au siècle suivant. L’on y lit, en effet, comment « se débarrasser de ces peuplades moribondes, les Bohêmiens, les Corinthiens, les Dalmates, etc. ». En bref, nous y voyons définie la marque de fabrique des communismes au XXe siècle. Quel plus bel exemple de philosophie mise en pratique et dont chacun peut aujourd’hui mesurer les conséquences, dussent-elles se chiffrer en dizaines de millions de morts ?

Déni de réalité, toujours, quand elle se prétend experte en culture russe alors qu’elle ignore que Marko Ramius est, du moins en partie, lituanien - et cela est tout sauf un détail, sans lequel on ne peut pas saisir le ressort dramatique de cette Poursuite de l’Octobre rouge dont elle fait si grand cas.

La défaite de la pensée
Les deux protagonistes dont nous partageons les pensées sont loin d’être les rebelles qu’elles s’imaginent être. Au contraire, tout nous pousse à croire que Renée cultive une cécité tenace, non seulement au sujet de sa propre famille mais aussi à l’égard de l’histoire du monde, de la débâcle idéologique de la fin du XXe siècle (est-ce un hasard si son premier mari s’éteint en même temps que s’effondre le dernier pion totalitaire du bloc de l’est, en décembre 1989 ?). Elle se permet de juger le rôle de l’université et le travail d’une étudiante sur Guillaume d’Ockham, de fustiger les élites et les privilégiés (comme si les deux notions étaient synonymes. Faut-il rappeler que les personnes qui parviennent à « faire partie de l’élite » ne sont pas seulement des privilégiées…), cela est toujours si vendeur, n’est-ce pas… Tout cela définit surtout la très grande adéquation de la pensée de Renée au monde contemporain, à ce monde qui aime stigmatiser les élites, à ce monde qu’elle annonce à longueur de pages vouloir abjurer.

Paloma, on l’a dit, anticipe de son côté les réflexions d’un adulte immature. On ne peut s’empêcher de songer à ces rebelles en Nike pour qui la société doit être détruite, sauf le Mac Do du coin. En croyant jouer les rebelles, les deux protagonistes se complaisent dans l’orthodoxie sociale, s’inscrivant ainsi dans la pure tradition des moutons de Dindenault qui ne font que suivre, se croyant libre, celui que Panurge balance à la mer.

Oui, un livre conforme en touts points aux attentes de notre temps. Sous couvert de rébellion, voilà un beau petit exemple de condensé conformiste venu à tout point nommé pour engendrer une suite au si regrettablement kitsch Amélie Poulain, qu’il évoque pour son étalage complaisant de bons sentiments et de mélo, son souci permanent de souffler à l’oreille du lecteur : « oui, toi aussi tu es un rebelle ». Après le « Just do it », l’« Assureur militant » et autres « Agitateurs culturels », voici une nouvelle manifestation de la subversion docile, conformiste et disciplinée qui définit si bien notre époque.

Publié par Alain Chotil-Fani
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Old 06-21-2009, 09:22 AM   #5
zelda_pinwheel
zeldinha zippy zeldissima
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vas-y, casse pas mon envie... je le lirai quand même, ce bouquin, car je suis restée frustrée d'avoir dû le rendre au bout de 10 pages, et puis aussi parce que les critiques... ben, disons que le plus souvent je préfère me faire ma propre idée !!!

par contre je garderai la lecture de ces articles pour plus tard car dès la moitié du premier cité, la fin du livre (que, je rappelle, je n'ai pas lu encore !) est révélée.
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Old 06-22-2009, 01:40 AM   #6
laurence.schwalm
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Eh bien Zelda, on peut comprendre une partie du prix de ce ebook chez Gallimard... Il suffit de connaître le coût de la protection contre les pirates de tous genres... Que pensez-vous des gens bien intentionnés qui, sous couverts de rendre service pour développer l'epub, vous fourent une pub sauvage dans un ebook sans le signaler, et sans prévenir l'éditeur ni avoir l'accord de l'auteur ? Allez voir le dernier titre paru chez Ex Aequo sur la librairie Immatériel.fr et on y trouvera une pub sauvage placée par [prestataire de service] ! Alors, le prix du ebook gonflé par des DRM et des protections en tout genre s'explique... puisqu'on ne peut pas faire confiance... même aux membres de ce forum.
En tant qu'éditeur, je m'apprétait à jouer le jeu. je crois que je vais réviser cette position : permettre que l'on touche, ou que l'on modifie l'oeuvre de quelqu'un sans son accord est criminel et je refuse de cautionner ce genre de pratiques !

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Old 06-22-2009, 03:24 AM   #7
laurence.schwalm
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Oups, pardon !
Dans ma colère j'ai glissé une faute d'ortographe... Mais après tout ce n'est pas pire que le sujet que j'aborde.
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Old 06-22-2009, 04:03 AM   #8
Grimaud
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Je ne suis pas juriste, mais à mon avis, il n'y a pas besoin de DRM pour empêcher quelqu'un de modifier un livre : c'est faisable avec un contrat qui mentionne cette interdiction et si la personne ne le respecte pas, il y a des juges qui bien que débordés sont là pour régler ce genre de litige.

Surtout que les DRM dont on parle ici (mobiPocket) sont cassables et cassés par un script pas très compliqué à trouver.
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Old 06-22-2009, 04:33 AM   #9
Alfy
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@Lbooker: j'comprends pas trop. T'es en train de dire que c'est pas grave que le bouquin soit vendu à 19€ parce qu'il est mauvais??? Un mauvais bouquin, ça mérite au moins une bonne ristourne!
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Old 06-22-2009, 04:46 AM   #10
Alfy
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Originally Posted by laurence.schwalm View Post
En tant qu'éditeur, je m'apprétait à jouer le jeu. je crois que je vais réviser cette position : permettre que l'on touche, ou que l'on modifie l'oeuvre de quelqu'un sans son accord est criminel et je refuse de cautionner ce genre de pratiques !
Faut quand même pas exagérer: je nie pas la validité du cas que tu mentionnes, mais c'est juste ça, un cas. Alors oui, une édition digitale est certainement plus simple à modifier qu'une version papier (à moins de débarquer avec les ciseaux et un pot de colle à la FNAC sans se faire attraper!), mais qu'un éditeur vienne me dire que c'est pour cette raison là qu'il veut conserver les DRM et justifier le prix élevé d'un livre électronique, c'est un peu moyen. D'à ce que je sache, quand une oeuvre part chez un imprimeur, on vérifie le résultat final. Ben là, c'est la même chose.
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Old 06-22-2009, 05:35 AM   #11
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Quand on possède une liseuse, que l'on peut lire sur son écran les plus grands chefs-d'oeuvres classiques pour 0 centime, il y a de quoi trouver risible et prétentieux le prix élevé des livres médiocres des auteurs contemporains. Ces gens osent entrer en concurrence avec les plus grands génies sur le plan intellectuel, mais aussi sur un plan spatial, puisqu'ils empiètent sur les places qui doivent revenir aux plus grands sur les tables et les étagères des libraires. Nos contemporains n'ont pas de saine échelle des valeurs. S'ils en avaient une, ils publieraient modestement et gratuitement leurs ouvrages qui n'ont rien prouvé, qui n'ont pas été transmis avec passion à travers les siècles, et ils le feraient dans des recoins obscurs d'internet, pour ne surtout pas effrontément distraire les lecteurs des lectures les plus importantes, qui déjà peuvent prendre toute une vie si on prend le temps de les digérer, comme le suggéraient Nietzsche et Schopenhauer.
Les liseuses vont détruire les pollueurs de l'édition contemporaine copyrightée qui osent opposer aux génies des siècles passés un tsunami d'un million de nouveaux livres chaque année. Alléluia!

http://www.kellmann-stiftung.de/beitrag/schop_lesen.htm

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Old 06-22-2009, 06:55 AM   #12
laurence.schwalm
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Moi ce que je disais, c'est que je trouve inacceptable que Zelda se soit autorisée à inserer un lien sur un de mes ebooks, menant vers sa page professionnelle... elle m'avait proposé de me rendre service en passant un PDF en Epub, mais ne m'a jamais dit qu'elle glisserai un pub pour elle dans un de mes livres... je trouve le procédé indéliquat !
Et que dire de ce que l'on appelle la protection d'une oeuvre ?
Je suis dubitative et toujours aussi fâchée après Zelda.

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Old 06-22-2009, 07:43 AM   #13
Grimaud
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Dans le cas présent, à mon avis, les DRM n'auraient rien changé. Pour passer au format EPUB, il a fallu fournir une version sans DRM des formats d'origine.

Pour le reste, je pense qu'il vaut mieux en discuter calmement toutes les deux en privé. Sur le forum, il manque les éléments pour juger, ce qui d'expérience n'empêchera jamais un extérieur de mettre son grain de sel, parfois façon Ayers Rock .
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Old 06-22-2009, 07:51 AM   #14
laurence.schwalm
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Bon, je vois que lorsque le sage montre la lune, l'idiot regarde le doigt...
La vraie question est : a-t-on le droit de modifier le manuscrit d'un auteur sans son accord ?
A-t-on le droit de modifier un ebook sans l'accord de l'éditeur ou de l'auteur ?
Peut-on mettre des pubs des les ebooks ? Cela ouvrirait la porte aux ouvertures de fenêtres intempestives comme le sont les pub dans nos films français...
Mais peut-être que ça ne dérange personne de se retrouver un jour avec la prose d'un auteur venant parasiter le flot des publicités et liens non-demandés de toutes les Zelda de la planète-je me fouts- des-droits-des-autres-et-je peux-piétiner-la-création...

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Old 06-22-2009, 08:26 AM   #15
Grimaud
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La colère est mauvaise conseillère.

Relisez la dernière phrase de mon précédent message, elle répond à vos questions : je n'emet aucun jugement sur le fond parce que je n'ai pas tous les éléments pour le faire. Et n'ayant au final pas l'envie de les écouter (j'ai mon lot de personnes en colère à gérer dans le cadre de mon travail), je vais faire de mon mieux pour éviter la discussion, en espérant que vous suiviez au moins vos conseils et que vous ne regardiez pas du coté des DRM quand le problème est ailleurs.
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